Josh Rouse @ Café de la Danse – 29 mars 2010

Il fut un temps où Josh Rouse sonnait, pour moi, comme … Damien Saez. J’imagine déjà certaines personnes qui ont bondi de leurs fauteuils tellement que mes propos frôlent le ridicule, n’ayez crainte, l’explication sera donnée au fur et à mesure dans cet article.
Le Café de la danse est une salle de [...]

Il fut un temps où Josh Rouse sonnait, pour moi, comme … Damien Saez. J’imagine déjà certaines personnes qui ont bondi de leurs fauteuils tellement que mes propos frôlent le ridicule, n’ayez crainte, l’explication sera donnée au fur et à mesure dans cet article.

Le Café de la danse est une salle de concert comme je les adore, un de ces lieux où souvent je me laisse guider au hasard des programmations, histoire de faire de bonnes découvertes musicales. Et comme à chaque fois, les surprises sont de taille.

Petra Jean Phillipson fait partie de ces artistes qui, malgré un talent incontestable et des chansons sublimes, n’arrivent pas à percer. D’autant plus injuste que son premier album, Notes On Love, avait été l’un des plus beaux disques de 2006 et était sorti dans l’indifférence quasi générale. La voix singulière et ensorceleuse de Petra habite ses chansons et nous livre les émotions les plus pures qu’on puisse imaginer.

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Les yeux fermés, j’ai pu savourer son œuvre magnifique. Je me suis laissé envahir par ses sensations singulières mais si plaisantes qui m’ont envoyé quelques années en arrière, au temps où je découvris PJ Harvey et Billie Holliday.  Durant ce concert majestueux, Petra nous livra quelques petites perles, nous enchantant ainsi par de la douceur, l’intensité dans sa voix écorchée qui n’est pas sans rappeler une autre chanteuse anglaise au nom de Scout Niblett. Encore plus frappant, c’est cette manière de chuchoter les mots quasiment hypnotique et la rage qui s’entrevit lorsqu’elle décida de clôturer son show à capella, rappelant ainsi qu’il était temps pour elle de nous livrer sa protest song ! Oh je vous vois venir, non je ne suis pas tombé amoureux. Bon un petit peu quand même …

En attendant l’arrivée de la tête d’affiche, Josh Rouse, je prenais des notes sur mon carnet, ce qui a rendu mon voisin de droite de plus en plus curieux, pensant ainsi que j’étais un critique des Inrocks.

Lumières éteintes, Josh Rouse et son complice font irruption sur scène. Mais avant d’aller plus loin dans le développement de mes quelques notes griffonnées sur mon carnet, laissez-moi revenir sur la comparaison faite au début de cet article, entre Josh Rouse et un certain Damien Saez.

Josh2

Josh Rouse est le genre d’artiste qu’on pourra appeler « prolifique ». Jugez vous-même : pas moins de onze albums et cinq EPs en douze ans ! Mais ça ne s’arrête pas à une discographie alléchante mais plutôt au concept de fabrication, des albums tous assez différents les uns des autres, rappelant ainsi la démarche artistique d’un moins jeune et con, Damien Saez. Explication faite,  je retourne à mon report de la soirée !

Josh

Josh Rouse est de ces artistes que j’apprécie énormément, avec leurs douces mélodies, des textes personnels teintés de mélancolies, un timbre de voix particulier et surtout de la chaleur humaine.  Il y a eu un peu de cela au Café de la danse ce soir là. Charmant et fascinant à la fois, Josh a pu à merveille capter l’attention du public venu en masse – bizarrement, à chacun de mes concerts au Café de la danse, c’est toujours salle comble. Il était un petit aventurier natif du Nebraska, qui offrit aux parisiens des chansons très douces et ensoleillées sans tomber dans le pathos des musiques romantiques ou discours politiques.

Armé de sa guitare et accompagné au piano par un musicien dont j’ai oublié le nom, Josh emmena le public dans un voyage émouvant et gracieux. Les premières chansons étaient un peu timides, le public préféra écouter et apprécier l’univers plutôt que de participer à la ferveur musicale qu’a pu envoyer Josh. Mais faut compter sur l’humanité du bonhomme pour donner à ce concert une autre dimension, une autre saveur et surtout ce que j’attendais depuis le début : un coté excentrique, mélancolique et surtout magique ! Dans une frénésie intense, l’artiste délivra un magnifique rappel (bon y en a eu deux, rappels) qui fit lever le public (enfin enfin !!!), et finit en beauté sur une majestueuse session acoustique dans un bain de foule.

Sur les belles vibrations de Love Vibration, je vous laisse juger vous-même de cette prestation intimiste de Josh Rouse au milieu de la fosse.

Josh Rouse – Cafe de la Danse – Love Vibration from valerie toumayan on Vimeo.

Petra Jean Phillipson
Dernier EP : One Day, Gronland, 2007.

Josh Rouse
Dernier Album : El Turista, Bedroom Classics, 2010.
Le 29 mars 2010 @ Café de la danse
Crédit Photo : Kris | Au Bout Du Chemin
Crédit Vidéo : Val3rie | La Blogothèque

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