Vampire Knight box 1 et 2

Nous l’avons souvent évoqué dans les chroniques précédentes, le mythe du vampire s’est emparé de la Japanime. Si toutes les productions (manga ou anime) ne se valent pas, Vampire Knight a rapidement connu un large succès auprès du public1. Adapté du manga éponyme de Matsuri Hino, cet anime plonge le spectateur au centre d’une intrigue [...]

Nous l’avons souvent évoqué dans les chroniques précédentes, le mythe du vampire s’est emparé de la Japanime. Si toutes les productions (manga ou anime) ne se valent pas, Vampire Knight a rapidement connu un large succès auprès du public1. Adapté du manga éponyme de Matsuri Hino, cet anime plonge le spectateur au centre d’une intrigue captivante et efficace, d’une grande qualité graphique.

L’académie Cross se divise en deux catégories d’étudiants. Les élèves banals de la « Day Class » et ceux de la « Night Class », mystérieux, séduisants et distingués. Cependant peu de personnes connaissent la véritable identité de ces derniers. Au delà des apparences et des passions qu’ils déclenchent auprès des filles, ces jeunes gens appartiennent au clan des vampires – une caste tenue secrète. Le directeur de l’académie et Kaname – le sang pur2 en charge de la Night class – tentent de maintenir la paix entre ces deux mondes.

Vampire Knight Box 1 et 2L’anime débute sur le sauvetage de l’héroïne, Yûki, alors très jeune, par Kaname. Très vite, les deux personnages se lient d’amitié et une relation ambiguë prend le pas sur la précédente. Mélange d’admiration, de peur, voire d’amour, les sentiments de la jeune fille à l’égard de son sauveur demeurent vagues – même si dans la version française la traduction ne fait pas toujours état de ce fait. Quelques années plus tard, à l’âge de l’adolescence et de ses premiers émois, Yûki retrouve Kaname dans l’académie. Chargée de discipline avec Zero – un autre enfant adopté par le directeur – elle parcourt les deux pavillons de l’école3 afin de faire régner l’ordre et la sécurité. Difficile pour elle de contenir, chaque soir, le flot d’étudiantes se pressant devant les grilles de la Night Class pour admirer les splendides étudiants qui l’occupent, mais Yûki va devoir affronter des épreuves d’une autre ampleur. Les attaques successives de vampires et l’arrivée de personnages inquiétants paraissent bien peu de choses face aux découvertes qu’elle va faire sur ceux qui l’entourent. Le vrai visage de Zero, les véritables intentions de Kaname, la coexistence fragile des humains et des vampires constituent la trame narrative de ce shôjo.

La première saison de Vampire Knight inaugure une série de péripéties visant à découvrir progressivement l’identité profonde des personnages. En effet, le spectateur sait très peu de choses sur le passé des protagonistes, leur peur et leur combat. Riche de personnages attachants, l’anime met en scène des archétypes : celui du comique de service comme le directeur, le stratège énigmatique incarné par Kanane ou bien l’être torturé, Zero . Bref, il y en a pour tous les goûts !

vampires

Côté réalisation, le studio Deen, a qui l’on doit l’excellent Fruit Basket, mise sur la qualité graphique. Point d’originalité dans les procédés utilisés mais la physionomie, les uniformes des personnages ainsi que les éléments architecturaux sont précis et vraisemblables. On apprécie particulièrement le jeu des couleurs à dominante pourpre et noir, symboles du vampire, attribuant à cet univers gothique une atmosphère inquiétante. Côté musique, on retrouve cette ambiance à travers les morceaux instrumentaux composés de chœurs d’église et d’orgues. Ajoutés à cela, le violon et le clavecin apportent une dynamique subtile, symbole du raffinement des vampires. L’ending Still Doll interprété par Kanon Wakeshima, chanteuse et violoniste japonaise, a permis de lancer la carrière de cette artiste très appréciée en France.

Malgré les qualités incontestables de cet anime vampirique, les coffrets 1 et 2 de la première saison n’assurent que dans les domaines sonores et visuels. On pourrait s’attendre à des suppléments plus conséquents car hormis quelques story-boards, ces derniers n’ont que peu d’intérêt. En ce qui concerne les versions disponibles, si vous avez déjà opté pour l’originale sous-titrée, inutile de choisir la française, fastidieuse,  qui élude l’atmosphère dégagée par Kaname et Zero – même si le personnage de Yûki est bien doublé. Quant à la traduction, on l’a évoquée précédemment, celle-ci ne met pas assez l’accent sur l’ambigüité des sentiments des personnages.

Quoi qu’il en soit, cette première saison de Vampire Knight est un joyau dont les fans de shôjo auraient tort de se priver !

Vampire Knight – Box 1 et 2, treize épisodes réalisés par le Studio Deen. D’après l’œuvre de Matsuri Hino
Réalisateur : Kiyoko Sayama
Character Designer : Asako Nishida

Directeur Artistique : Kazuhiro Itou
Musique :Takefumi Haketa
Générique d’ouverture : Futatsu No Kodou To Akai Tsumi de ON/OFF
Génériques de fin : Still Doll interprété par Kanon Wakeshima
Caractéristiques techniques : treize épisodes en couleurs (box 1 : 7 épisodes, box 2 : 6) ; format 16/9 ; versions originale et française stéréo 2.0, sous-titrées français, italien et néerlandais
Éditeur : Kaze ; édition 2 DVD zone 2 (par box)

Crédit photographique : Matsuri Hino, Kaze

1. Série élue meilleur Shôjo de l’année 2009 au Japan Expo Awards.

2. Un sang pur n’a pas de sang humain et fait partie d’une haute lignée.

3. Chaque groupe d’étudiants est réparti dans un pavillon.

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