Interlignage L'anti-zapping culturel

juillet 10, 2015

12 Monkeys, saison 1

Filed under: Critiques — Étiquettes : , — Plûne l'amalgrammeur @ 7:00

2043, la quasi totalité de l’humanité à été décimée par un virus, et celui-ci mute, faisant que les survivants immunisés ne le resteront pas longtemps, bref, c’est la fin… Seule solution : retourner dans le passé, en 2015, là où tout a commencé, et chercher à empêcher que l’humanité s’éteigne après cette longue et peu glorieuse agonie… Suivons James Coles dans cette aventure (interprété par Aaron Stanford), à travers ses aller-retour du futur, aidé de Cassandra Railly (Amanda Schull) docteur en biologie de notre époque pour trouver et éliminer la source de cette épidémie, qui semble être une bien mystérieuse secte, les 12 singes…

12 Monkeys

12 Monkeys est l’adaptation en série du film L’armée des 12 singes de Terry Gilliam sortie en 1996, lui même librement inspiré de La Jetée1 de Chris Marker en 1962 qui explore le temps et des thématiques chères à la SF. Pour m’assurer de ne pas laisser s’échapper le moindre spoiler de cet article, je n’en dirais pas plus.

Est-ce par nostalgie que j’ai aimé cette série ? Je dois te l’avouer lecteur, j’avais dans les 12 ans lorsque j’ai vu le film… mon œil et mes goûts se sont forgés à travers ce genre d’œuvres… Ah ! les années 90 ! mais je m’égare… cependant il est clair que j’ai abordé cette série avec de bons sentiments, le sourire, un chocolat chaud et un plaid sur les épaules (en fait, vu les chaleurs, c’était avec une bière fraîche, mais l’image est moins iconique tu en conviendras). Et j’en suis ressorti avec le même sourire. Sera-t-il aussi jouissif pour quelqu’un n’ayant pas pu admirer Bruce Willis et Brad Pitt il y a bientôt 20 ans ? Je serais tenté de dire oui, car l’adaptation est bonne, elle se permet de modifier ce qui est nécessaire pour rendre la série d’actualité et satisfaire les attentes d’un public contemporain, tout en respectant suffisamment le matériau de base pour ne pas braquer les puristes ni tomber dans le fan service.

James Coles et Cassandra Railly

Petit bémol, certains retours m’ont laissé entendre que les paradoxes en début de série les ont fait décrocher, et il est vrai que les habitués du genre trouveront des défauts flagrants dans la narration des premiers épisodes mais je trouve au contraire qu’ils apportent à l’intrigue. Il faut donc donner sa chance à cette série et mettre de coté un regard trop critique au début, en tout cas moi et ma nostalgie c’est ce qu’on a fait, et on attend désormais la saison 2.

12 Monkeys, créée par Terry Matalas et Travis Fickett
Adaptation du film L’Armée des douze singes (12 Monkeys) de 1995, réalisé par Terry Gilliam, et inspiré du court métrage français La Jetée de 1962 réalisé par Chris Marker.
Sortie le 26 mai 2015 aux éditions Universal Pictures Vidéo

Crédit photographique : © Universal Pictures Vidéo France. Tous droits réservés

1. Court-métrage français, ami lecteur, visible sur YouTube

juillet 5, 2015

Monica’s List – Présentation de la série à L’Hôtel Barrière Le Fouquet’s Paris

Filed under: Surlignage — Étiquettes : , , — Willy Gilboire @ 12:08

Nous avons récemment eu l’honneur d’être accueilli à L’Hôtel Barrière Le Fouquet’s Paris dans le cadre de la présentation de Monica’s list. Cette nouvelle série digitale présentée comme tendre et nostalgique, entre vin et sentiments, a été créée par Xin Wang (qui assure aussi la production avec Agnès Hanna Goldman) et Emmanuel Sapolsky. Nous avons d’ailleurs été subjugués par l’élégance et le charme naturel de cette actrice.

Xin Wang

La série s’articule autour de Monica “Mo Ke”, une jeune et brillante sommelière chinoise promise à un bel avenir professionnel au restaurant Fouquet’s à Paris. Mais le soir de la remise d’un prix consacrant sa formation, elle tombe par hasard sur le journal intime de ses jeunes années. Cela bouleverse ses objectifs de vie et la rappelle soudain à ses promesses de jeunesse non tenues. Car dans le journal se trouve une liste de rêves à accomplir avant trente ans à l’autre bout du monde : Shanghai. Et tout reste à faire !

Monica's List

Monica’s list met en scène une jeune trentenaire Chinoise vivant à Paris et traite de sujets intimes et d’actualité : l’équilibre entre la vie personnelle et professionnelle, les rêves sur lesquels nous faisons une croix à mesure que nous grandissons et l’urgence de poursuivre lesdits rêves à l’aune de notre vie d’adulte. Cette histoire est d’autant plus personnelle qu’elle est inspirée de la vie de l’actrice principale et coscénariste de la série, Xin Wang.

Xin Wang

La France et le vin sont au cœur de Monica’s List. Cette série souhaite mettre en valeur le patrimoine de la France, mais également de Paris. Et il était donc bien naturel qu’une partie du tournage se fasse au Fouquet’s, un restaurant mythique et légendaire, qui a de plus un lien étroit avec le monde du cinéma. Le dîner de gala des César, s’y déroule, d’ailleurs, depuis 1976, année de création de la cérémonie, alors placée sous la présidence d’honneur de Jean Gabin.

Cocktail à L’Hôtel Barrière Le Fouquet’s Paris

Dans ce lieu d’exception, les chambres se transforment en salon de réception et voient passer les équipes des films venues présenter leur long-métrage : Bradley Cooper, Jean Dujardin, Marion Cotillard, Omar Sy, François Cluzet, Jean Reno, Victoria Abril, Catherine Deneuve… Il n’est pas rare non plus que l’hôtel serve de décor à des équipes de tournage : interviews, reportages et scènes de film se tournent dans ses murs.

Xin Wang, Emmanuel Sapolsky et Agnès Hanna Goldman

Pour finir sur cette production que nous avons hâte de (vous faire) découvrir, Monica’s List est la deuxième série digitale créée et produite par Drunken Dragon Productions après Ex Model (2 saisons de 10 épisodes chacune). Encore inédite en France, cette dernière a obtenu plus de 80 millions de vues en Chine et a remporté le prix de la Meilleure Web série Festival Séries Mania 2015 (Forum des images, avril 2015).

Plus d’informations :

Hotel Barrière Le Fouquet’s Paris

Drunken Dragon Production

novembre 4, 2014

Brooklyn Nine nine, saison 1

Filed under: Critiques — Étiquettes : , — Nolan @ 9:00

Brooklyn Nine nine est une série comique américaine dont la première saison vient de sortir en DVD. Elle raconte le quotidien d’une équipe d’enquêteurs au sein du commissariat de la 99e circonscription de la Police de New-York. Chaque épisode dure une vingtaine de minutes. Le tout est très mal filmé. L’image et le style rappelle celui de la série The Office version américaine (Ricky Gervais et Stephen Merchant, 2005-2013) qui, elle, raconte le quotidien d’employés de bureau d’une société de vente de papier, sauf que cette dernière se présentait sous la forme d’un faux documentaire. Ainsi, les zooms intempestifs, les mises au point au dernier moment renforçaient l’impression de voir les rushes des cameramen. Rien de tel dans Brooklyn Nine Nine, qui se contente d’une seule caméra pour faire un truc tout moche.

Jo Lo Truglio et Andy Samberg

Joe Lo Truglio et Andy Samberg

Comme dans The Office, la quasi-totalité des personnages est unidimensionnelle à l’exception de quelques personnages principaux. Là encore, les seconds rôles restent très largement inférieurs dans leur caractérisation à ceux de leur modèle. The Office reposait sur un trio composé de Dwight Schrute (Rainn Wilson), Jim Halpert (John Krasinki) et mené par Michael Scott (Steve Carell dans le rôle de sa vie). Brooklyn Nine nine reprend peu ou prou le même système avec le détective Jake Perralta (Andy Samberg, star du Saturday Night Live) en leader, son équipier Charles Boyle (Joe Lo Truglio) et le capitaine Ray Holt (André Braugher). Le problème est que l’ensemble de la structure n’a qu’une fonction de faire-valoir aux vannes de Jake Perralta. Quand il est absent, les intrigues parallèles sont d’une pauvreté humoristique souvent criantes. Cerise sur le gâteau, les épisodes multiplient les leçons de morale et la glorification du travail de la police.

Andre Braugher et Andy Samberg

Andre Braugher et Andy Samberg

Doit-on pour autant jeter la série à la poubelle ? Pas tout de suite. D’abord parce qu’au fil des épisodes le récit se tient mieux en recentrant les gags sur Perralta et sur Boyle, seul capable d’exister sans son coéquipier, les deux réunis, en policiers sympathiquement insupportables, offrant les meilleurs moments. Ainsi, sont-ils le plus souvent en interaction avec les rôles secondaires monochromes pour éviter que tout ne retombe à plat. Ça ne marche pas toujours mais on se souvient que la version américaine de The Office avait eu besoin d’une saison complète pour se rôder tranquillement puisqu’elle empruntait ses premiers et excellents épisodes à la version britannique (créée par les mêmes, 2001-2003).

L’intérêt reste donc limité mais le produit se consomme facilement comme un bol de cacahuètes (trop salé, pas si bon mais coupe-faim), tout comme les scènes coupées en bonus.

Brooklyn Nine-nine créée par Dan Goor

Avec Andy Samberg (Détective Jake Peralta), Joe Lo Truglio (Détective Charles Boyle), Andre Braugher (Capitaine Ray Holt), Terry Crews (Sergent Terry Jeffords), Melissa Fumero  (Détective Amy Santiago), Stephanie Beatriz (Détective Rosa Diaz), Chelsea Peretti (Gina Linetti).

Caractéristiques techniques :

Édition : Coffret 4 DVD (22 épisodes de 21 minutes), anglais Dolby Digital 5.1, français Dolby Digital 5.1 , format 16/9, Format DVD-9, en couleurs, sous-titre anglais, français

Sorti le 20 novembre 2013 aux éditions Pyramide Vidéo, distribué par TF1 Vidéo
Crédits photographiques : ©
Sortie le 04 novembre 2014 aux éditions Universal

Crédits photographiques : © Universal Television

novembre 20, 2013

Generation War, de Stefan kolditz – Jeunesse sacrifiée

Filed under: Critiques — Étiquettes : , — Willy Gilboire @ 1:00

Écrite par Stefan Kolditz, Generation War est une série allemande en trois parties qui a secoué la conscience collective de son pays. Articulée autour du destin de cinq jeunes amis d’enfance, l’intrigue de Generation War dévoile le point de vue méconnu des jeunes allemands durant la seconde guerre mondiale. De l’Allemagne jusqu’au Front Russe, la série nous entraîne au cœur des années noires qui ont profondément marqué l’Europe et le monde.

Generation War

Parfait contrechamp de la série américaine Band of Brothers (Tom Hanks et Steven Spielberg, 2001), Generation War s’en démarque par une approche intimiste qui privilégie le point de vue des individus plutôt que celui de l’histoire. À la vision de cette série, on pense d’ailleurs beaucoup à Voyage au bout de l’enfer (Michael Cimino, 1978), un film avec lequel elle entretient de nombreuses similitudes, en tête l’éclatement d’un groupe d’amis jeté dans l’horreur de la guerre.

Generation War

Pourquoi se sont-ils engagés ? Comment leur guerre s’est-elle déroulée ? Dans quel état sont-ils rentrés ? Generation War répond sans concession à ces questions tout en apportant un éclairage réaliste sur une jeunesse naïve et enthousiasmée par l’idéologie nazi. En outre, l’identification est forte avec ces jeunes dont les rêves, les illusions, les aspirations et les ambitions ne sont guère éloignés de ceux des jeunes d’aujourd’hui.

Generation War

Il y a tout d’abord Greta (Katharina Schüttler) qui prend le risque de fricoter avec la Gestapo pour accélérer sa carrière de chanteuse. Viktor (Ludwig Trepte), un juif peu concerné par ses origines mais qui désespère de voir l’Allemagne sombrer dans l’antisémitisme. Il y a aussi Wilhelm (Volker Bruch) et Friedhelm (Tom Schilling) Winter, deux frères engagés volontaires dans la guerre pour honorer leur père. Alors que le premier brille par un conformisme qui sied idéalement à sa carrière militaire exemplaire, le second se distingue par le regard critique qu’il porte sur ses pairs. Il y a enfin Charlotte (Miriam Stein), l’amour inavoué de Willhelm, une infirmière impatiente de servir sa patrie.

Generation War

Au fil des trois parties qui compose Generation War, chaque personnage va ainsi connaître de cruelles désillusions et une profonde transformation au contact d’un conflit qui le pousse jusqu’au point de rupture. La série ne nous épargne d’ailleurs pas quelques scènes marquantes comme l’exécution d’une jeune enfant ou les exactions de l’armée allemande durant la campagne russe. « La guerre révèle nos plus mauvais côtés » et c’est le constat lucide et amer dressé par les frères Winter après la succession d’événements dramatiques mis en scène dans Generation War.

Generation War

Bénéficiant du partenariat principal de la chaîne publique allemande ZDF, Generation War est une œuvre humble et courageuse qui a poussé le peuple allemand à effectuer un profond examen de conscience. Fort d’un budget de 14 millions d’euros, une somme conséquente pour une série, Generation War s’impose comme une œuvre maîtrisée aussi bien sur la forme que sur le fond. Le succès a d’ailleurs été au rendez-vous, avec une audience record de plus de 7 millions de téléspectateurs en Allemagne, une diffusion remarquée sur la chaîne Canal +, et le prix de la Meilleure Fiction Européenne au Festival de la Fiction TV de La Rochelle 2013.

Generation War

Édite aujourd’hui par Pyramide Video dans de superbes éditions DVD et Blu-ray, Generation War est une série marquante qu’il faut découvrir de toute urgence. Bénéficiant en DVD d’une image nette et d’un son Dolby 5.1 qui rugit lors des scènes de guerre, cette brillante reconstitution historique s’enrichit de suppléments de qualité qui méritent largement de s’y attarder.

Generation War

Une Masterclass (19 min.), tout d’abord, avec le scénariste Stefan Kolditz et le producteur Benjamin Benedict, enregistrée lors du Festival de la fiction TV de La Rochelle (septembre 2013), revient sur la genèse de Generation War et le tournage étendu sur 6 mois, en Allemagne, en Lettonie et en Lituanie. On y découvre, par le biais du scénariste, comment ce portrait d’une génération sous l’Allemagne nazi fut perçu en Allemagne. Également disponible, un Making of (20 min.) dans lequel le réalisateur,le chef opérateur et le scénariste parlent en détail de leur travail sur la série. De superbes interviews des cinq principaux comédiens (20 min.) complètent enfin l’ensemble.

Generation War

Véritable examen de conscience pour les Allemands, Generation War est une série importante qui ravira les passionnés d’histoire. Sans concessions pour dépeindre les désillusions de toute une génération sacrifiée sur l’autel de la guerre, Generation War s’impose comme une œuvre qui interroge et qui éclaire par la lucidité de son regard critique sur le passé.

Generation War, l'édition 2 DVD

Generation War (Unsere Mütter, unsere Väter), créée par Stefan Kolditz
Avec Volker Bruch (Wilhelm Winter), Tom Schilling (Friedhelm Winter), Katharina Schüttler (Greta Müller), Ludwig Trepte (Viktor Goldstein) et Miriam Stein (Charlotte)
Caractéristiques techniques : Allemagne ; 270 min ; 3 épisodes (2 DVD) ; Format 1.77 16/9 compatible 4/3, son Dolby Digital 5.1, sous-titrage pour sourds et malentendants disponible.
Sorti le 20 novembre 2013 aux éditions Pyramide Vidéo, distribué par TF1 Vidéo

Crédits photographiques : © 2013 TeamWorx © Pyramide Vidéo

novembre 19, 2013

Bones – Saison 8

Filed under: Critiques — Étiquettes : , — Hervé Jeanney @ 9:00

Ah le moins qu’on puisse dire c’est que ça grouillasse méchamment la viande humaine dans tous ses états. À tel point que la série pourrait être rebaptisée « Flesh ». Mais ce n’est qu’un détail.

Après huit saisons, l’agent Booth, l’anthropologue médicale Brennan et tous les personnages récurrents de la série sont-ils toujours aussi charismatiques, attachants et efficaces ? Oui.

bones_s8

Désormais en couple et parents d’une petite Christine, les deux protagonistes principaux mènent toujours la danse d’une série qui certes, selon les épisodes, connaît des hauts et des bas, mais qui réussit encore à nous accrocher. Car la mort et la criminalité ne sont pas les seuls sujets abordés. C’est la grande force des séries US que de prendre à bras le corps la réalité des événements, en y mêlant une bonne dose d’événements d’actualité.

Sans gâcher le plaisir des rebondissements à découvrir, on peut quand même signaler qu’il sera beaucoup question du personnage de Sweets, le jeune psychologue associé au duo principal, de la cheffe du Jeffersonian Institute Cam et de son amour secret, de la traque en pointillé d’un serial killer particulièrement retors et inquiétant, du couple désormais bien installé Hodgins et Angela, le tout gravitant comme des satellites autour de la double planète-mère que forment désormais le couple Booth-Brennan.

Habilement, Bones évite de tomber dans le syndrome Clair de Lune, cette vieille série où Bruce Willis et Cybill Shepherd finissent par conclure, ce qui tua l’audience. Professionnels impeccables, Booth et Brennan se concentrent avant tout sur la résolution des crimes. Ces derniers sont toujours aussi variés, tordus, bizarres, émouvants ou grotesques.

Cependant, des points noirs bourgeonnent sur le beau et avenant visage de Bones. D’abord, le conformisme américain, qu’il soit politique, religieux, économique ou culturel, s’affirme de plus en plus. Comme si, sentant que l’humour caustique et les valeurs ouvertement libertaires et athées de Temperance Brennan allaient pousser des spectateurs vers la sortie, les scénaristes avaient pour mission, par petites touches, de rappeler qu’ici on n’est pas sur HBO, mais bien sur Fox, la chaîne des Républicains et des Patriotes inflexibles. Mariage, amour du drapeau, attirance pour la peine de mort, religiosité profonde, élitisme, vous aurez de quoi froncer plus d’une fois les sourcils (à moins de partager ces valeurs, ce qui ne fera pas de nous les meilleurs amis…). Ensuite, mais c’est une maladie tellement commune dans les DVD de séries, les bonus sont minables. Un bêtisier convenu comme une interview de footballeur, des avis et des vidéos de fans dignes d’un show de TV réalité, c’est-à-dire pathétiques, et une scène coupée dans l’un des épisodes. Enfin, et c’est une amère déception après le visionnage patient des 23 premiers, le dernier épisode est -à mon avis- totalement raté, construit qu’il est sur un scénario bricolé à la va-vite, et où le Némésis de la saison, soudainement, n’est ni fait ni à faire. Pas de quoi saliver en attendant la saison 9 hélas.

Bilan mitigé donc ; on passe de bons moments, mais cela ne nourrit pas. Ni l’esprit, ni le cœur, ni l’âme. Un joli paradoxe au regard des prétentions toutes américaines citées précédemment…

Bones, créée par Hart Hanson
Avec Emily Deschanel (Dr Temperance « Bones » Brennan / Joy Kennan), David Boreanaz (agent spécial Seeley Joseph Booth), Michaela Conlin (Angela Montenegro-Hodgins), T.J. Thyne (Dr Jack Hodgins), Tamara Taylor (Dr Camille Saroyan), John Francis Daley (Dr Lance Sweets).
Caractéristiques techniques : États-Unis ; 24 épisodes (6 DVD) ; Format 1.78, couleurs, 16/9 compatible 4/3 ; versions originale et française, sous-titrées français
Sorti le 23 octobre 2013 aux éditions Twentieth Century Fox Home Entertainment

Crédits photographiques : © 2012-2013 Twentieth Century Fox Film Corporation LLC. All Rights Reserved. © 2013 Twentieth Century Fox Home Entertainment LLC. All Rights Reserved.

octobre 29, 2013

New York, Section Criminelle – Saison 10

Filed under: Critiques — Étiquettes : , — Willy Gilboire @ 6:00

New York, Section Criminelle raconte l’histoire d’un service d’experts se basant sur la psychologie des suspects pour résoudre les crimes les plus violents. Chaque épisode de cette série créée par Dick Wolf et René Balcer débute par la fameuse phrase : « Dans la guerre contre le crime à New York, les plus redoutables prédateurs sont poursuivis par les inspecteurs de la Section Criminelle. Voici leurs histoires… »

L’essoufflement général ressenti durant les dernières saisons et les multiples départs des acteurs principaux ont eu raison de New York, Section Criminelle. Jeff Goldblum a donc quitté le navire après deux saisons inégales et après avoir vainement apporté son charisme et son style inimitable à cette série policière. Pour cette nouvelle et ultime saison, les acteurs principaux qui ont fait le succès de cette franchise font donc leur grand retour. C’est donc avec plaisir que l’on retrouve les personnages Robert Goren et Alexandra Eames, incarnés respectivement par Vincent D’Onofrio et Kathryn Erbe.

Vincent D’Onofrio et Kathryn Erbe

Hélas, rien de neuf à l’horizon durant les huit petits épisodes de cette dixième et dernière saison. Aucun tueur en série mais quelques crimes crapuleux rythment une intrigue où Robert Goren, l’enquêteur borderline, se dévoile timidement auprès d’une psychiatre incarnée par Julia Ormond (Légende d’Automne, Inland Empire). Accompagnées de quelques flashbacks, ces scènes d’introspection offrent l’occasion de revoir les meilleurs scènes de la série.

C’est donc avec un peu de nostalgie que l’on visionne la mécanique surannée de ces huit épisodes répartis sur 3 DVD. On constate au final que le classicisme de New York, Section Criminelle avait définitivement perdu sa place face au nombre de séries sophistiquées qui envahissent aujourd’hui le petit écran.

New York, Section Criminelle – Saison 10

New York, Section Criminelle (Law and Order : Criminal Intent), créée par Dick Wolf et René Balcer
Avec Vincent D’Onofrio (Robert Goren), Kathryn Erbe (Alexandra Eames), Jay O. Sanders et Julia Ormond
Caractéristiques techniques : États-Unis ; 8 épisodes (3 DVD) ; Format 1.78 16/9, versions originale et française Dolby Digital 5.1, sous-titrées français
Sorti le 29 octobre 2013 aux éditions Universal Pictures Vidéo

Crédit photographique : © 2013 Universal Pictures Vidéo France.
Tous droits réservés

juin 26, 2013

Downton Abbey, Saison 2 – Romance en temps de guerre

Filed under: Critiques — Étiquettes : , , — Willy Gilboire @ 9:00

Toujours éditée en Blu-ray et DVD par la Universal, Downton Abbey est une série télévisée britannique qui connaît un immense succès outre-manche. Réunissant plus de dix millions de spectateurs en moyenne, les épisodes de Downton Abbey s’articulent autour d’une immense demeure édouardienne tenue par la famille Crawley.

Héritiers Crawley

En prenant le contre-pied d’une remarquable première saison qui mettait en place une communauté solidement régie par les appartenances sociales, cette deuxième saison nous montre cette fois les profonds bouleversements causés par la première guerre mondiale. Lords ou domestiques, tous doivent maintenant contribuer à l’effort de guerre. Les règles et les barrières étant momentanément rompues, les personnages sont subitement confrontés à une réalité dont ils étaient habituellement coupés.

Domestiques

Ceux qui ont aimé la première saison seront heureux de retrouver ce qui faisait en partie le sel de la série, à savoir les nombreuses querelles intestines et les romances à l’œuvre parmi les domestiques et les nobles. Cependant, les horreurs de la guerre changent la donne tout en entraînant de profonds changements chez certains personnages. Alors que certains s’affirment dans de nouveaux rôles (Edith et Sybil Crawley) dans la communauté, d’autres peinent à conserver leurs repères (Lady Violet et Charles Carson) dans un monde en pleine transition dans la modernité. Une improbable dimension humaine naît même parmi les personnages perfides qui s’étaient distingués dans la première saison, l’occasion pour ces derniers (Sarah O’Brien et Thomas Barrow) d’apporter un nouveau souffle aux intrigues déjà très riches de cette série.

Sarah O’Brien et Thomas Barrow

Toujours aussi minutieuse et luxueuse, la reconstitution des années 1910 en Angleterre est l’objet de quatre suppléments à découvrir sur l’un des DVD consacré à cette saison 2 éditée par la Universal. Agrémentés de nombreuses interviews des acteurs et auteurs de cette série, ces suppléments nous font agréablement découvrir les coulisses de Downton Abbey, l’occasion de voir les nombreux acteurs sans leurs apparats de l’époque.

Soupirant

Confrontée simultanément aux horreurs de la guerre et à l’entrée dans la modernité, la famille Crawley va connaître de nouvelles intrigues parfois tragiques dans cette passionnante saison 2. Bénéficiant d’une édition DVD de qualité, cette série anglaise sophistiquée et superbement interprétée par des acteurs inspirés mérite d’être dévorée au plus vite.

Downton Abbey Saison 2

Downton Abbey, créée par Julian Fellowes
Avec : Hugh Bonneville, Elizabeth McGovern, Maggie Smith, Michelle Dockery, Laura Carmichael
Caractéristiques techniques : Angleterre ; 2010 ; format 1.78:1, 9 épisodes (4 DVD) ; versions originale et française 2.0, sous-titres français
Sorti le 7 mai 2013 aux éditions Universal Pictures Vidéo

Crédits photographiques : © Independent television (ITV) © 2011 Universal Pictures Vidéo France. Tous droits réservés

mars 8, 2013

New York, Section Criminelle – Saison 9

Filed under: Critiques — Étiquettes : , — Willy Gilboire @ 2:00

Cette saison 9 de la section criminelle de New-York débute par une histoire tragique en deux parties. Celle-ci se révèle être la plus importante depuis le commencement de la série puisqu’elle signe le départ de trois des personnages principaux : Robert Goren (Vincent D’Onofrio), Alexandra Eames (Kathryn Erbe) et Daniel Ross (Eric Bogosian). Le flambeau de cette franchise en perte de vitesse et de renouvellement est donc repris par un nouveau trio, Zachary Nichols/Serena Stevens/Capt. Zoe Callas, incarnés par Jeff Goldblum, Saffrons Burrows et Mary Elizabeth Mastrantonio.

Rivalisant de charme et d’élégance dans cette saison 9, le nouveau binôme d’enquêteurs concocté pour la série fonctionne à merveille. Zach Nichols et Serena Stevens multiplient ainsi les investigations dans lesquelles se mêlent les criminels crapuleux et les tueurs en série. Rien de bien nouveau donc dans des épisodes plus ou moins intéressants où les guest stars se font rares. On ne se contentera que de F. Murray Abraham dans le rôle improbable du père du personnage incarné par Jeff Goldblum. Une alchimie de courte durée entre ces deux acteurs, dans une saison qui ne vous laissera pas un souvenir impérissable. Eh oui, le départ du duo original Goren/Eames laisse un grand vide qui donnera raison à l’interruption de cette série au bout de sa dixième année…

Toujours édité par Universal, ce coffret 4 DVD aux menus interactifs ne s’accompagne d’aucun bonus. Une habitude aussi avec cette série. Hélas…

New York, Section Criminelle – Saison 9

New York, Section Criminelle (Law and Order : Criminal Intent), créée par Dick Wolf et René Balcer
Avec Vincent D’Onofrio (Robert Goren), Kathryn Erbe (Alexandra Eames), Jeff Goldblum (Détective Zach Nichols), Saffron Burrows (Serena Stevens) et Eric Bogosian (Capitaine Daniel Ross)
Caractéristiques techniques : États-Unis ; 16 épisodes (4 DVD) ; versions originale et française, sous-titrées français
Sorti le 4 décembre 2012 aux éditions Universal Pictures Vidéo

Crédit photographique : © 2012 Universal Pictures Vidéo France.
Tous droits réservés

janvier 14, 2013

New York Unité Spéciale (saison 13) – The Mariska Show

Filed under: Critiques — Étiquettes : , , , — Thomas Sinaeve @ 9:00

Dans une série télévisée, il n’y a sans doute qu’une seule chose qui soit plus délicate que de devoir modifier un casting : modifier un casting après plus de cinq ou six saisons. Ou comment changer un exercice qui s’avère déjà en soi particulièrement périlleux en une véritable mission impossible (série qui d’ailleurs n’a pas été confrontée à ce phénomène, son héros primitif ayant eu l’excellente idée de partir dès la fin de la saison 1).

Les cop shows, presque par essence habitués à s’inscrire dans le temps tant ils ont tendance à accumuler les saisons (et la fatigue), sont particulièrement touchés par cet épineux problème, quasiment insoluble dans l’absolu puisque après sept, huit, neuf ans à se lever tout les matins pour incarner le même foutu personnage, on peut comprendre que même un comédien qui serait le fan number one de son show finisse par nourrir des envies d’ailleurs. Quiconque a déjà mis les pieds sur le plateau de tournage d’une série télé sait – ou devine – à quel point l’exercice peut se révéler répétitif, stressant et fastidieux pour n’importe qui. Et pour cause, puisque la série, par définition, repose sur un principe de répétition dans le temps, voire d’habitus. C’est bien ce qui rend le remplacement de tout ou partie d’un casting délicat, pour ne pas dire contre-nature. On ne refait pas des épisodes d’exposition après dix ans. C’est absurde et quasi impossible à réussir, précisément parce que ce qui justifie que l’on soit encore en train de faire ce job au bout de dix ans, c’est que le spectateur revient chaque semaine devant sa télé comme s’il chaussait ses vieilles pantoufles, retrouvant des personnages (dont les aventures ne le passionnent souvent plus autant qu’avant) comme s’il se réunissait avec de vieux potes. Les mutations de casting ont ceci de paradoxal et finalement d’assez amusant qu’elles constituent une prise de risque dont, foncièrement, personne ne veut. Certainement pas la production, mais encore moins le spectateur, qui après tant d’années à avoir laissé un show s’ancrer dans ses habitudes a envie d’à peu près tout sauf de changement. Il préfèrera toujours s’accrocher de manière déraisonnable à des acteurs ou des personnages devenus des parodies d’eux-mêmes plutôt que de voir sa série (car elle est à lui plus qu’à n’importe qui d’autre) se transformer en… une autre série, qui ressemble peut-être beaucoup à la première, mais n’est assurément plus la sienne.

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En théorie, une série de la franchise Law & Order devrait être plus préparée que n’importe quelle autre à ce genre d’éventualité. Lorsque l’on a géré des fluctuations de casting sur plus de deux décennies, le départ d’une star (en l’occurrence Christopher Meloni, probablement l’un des meilleurs acteurs de télé des quinze dernières années) devrait n’être qu’une formalité – c’est même d’ailleurs l’aisance avec laquelle L&O a su saquer quasiment tous ses personnages au fil du temps qui lui a précisément permis de rester plus de vingt saisons à l’antenne de NBC, en maintenant des scores d’audiences plus qu’honnêtes. Autant le dire, il s’agit là de l’exception, non de la règle. Car dans les faits, les producteurs de la franchise se sont échinés, dans la plupart de leurs spin-off, à faire l’inverse de ce qui fit le succès de la série originelle (New York District ou Police Judiciaire, selon les aléas de la diffusion française). Soit donc miser beaucoup – parfois trop – sur les personnages et leurs interprètes, au risque de trahir parfois leur esthétique de départ, qui était de se centrer sur les faits plutôt que sur leurs acteurs 1, produisant à la longue une œuvre anti-glamour et presque anti-spectaculaire. Malgré toute la sympathie que l’on peut avoir pour Chris Noth ou Jeff Goldblum, il n’est un secret pour personne que c’est au moment où ils furent appelés en renfort pour palier aux problèmes de santé de Vincent d’Onofrio que Law & Order : Criminal Intent (New York : Section Criminelle) commença à piquer du nez, pour finir à l’agonie, téléportée sur une chaîne de seconde zone (USA Network) et maintenue dans un triste – et vain – coma artificiel durant des dernières saisons où, comble de l’humiliation, on avait demandé à ses auteurs s’ils pouvaient simplifier leurs intrigues et essayer de se rapprocher de choses comme Les Experts. Avec un tel précédent, il faut bien reconnaître que le départ de Meloni résonnait surtout comme le proverbial dernier clou dans le cercueil d’un label dont Law & Order : SVU (New York Unité Spéciale) était désormais devenue l’ultime survivante, et pas dans le meilleur état au vu du niveau souvent très médiocre de sa déjà douzième saison.

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Dès lors, quelle n’aura pas été la surprise de spectateur que de constater que non seulement le départ du personnage principal de la série avait été presque indolore, mais encore que celle-ci venait de s’offrir sa meilleure saison depuis de nombreuses années. Soit : « indolore » n’est probablement pas le mot juste. L’absence de Christopher Meloni est en fait plus compensée par la qualité des épisodes de cette saison 13 (la série a également changé de showrunner, et cela se sent) que par l’importance donnée aux nouveaux venus au générique, aussi bien castés (les comédiens) que relativement mal écrits (les personnages), puisque quasiment pas écrits du tout – dans la grande tradition lawandorderienne voulant que ce soient les interprètes plus que les scénaristes qui donnent corps aux caractères. Or, Danny Pino et Kelli Giddish, s’ils sont convaincants chacun dans son registre, ont une énorme épine dans le pied : Mariska Hargitay, qui devait devenir recurring avant de changer son fusil d’épaule à la dernière minute, leur bouffe tout l’espace, tout le temps, encouragée en cela par un staff donnant l’impression de se raccrocher à sa dernière star comme si la vie du show en dépendait. Rien n’est moins sûr tant la surexploitation du personnage d’Olivia Benson, autrefois équilibré par celui d’Elliott Stabler et désormais en roue libre, constitue le point faible d’une saison qui, par instants, se transforme en véritable Mariska Show. Mariska intervient dans une prise d’otage, Marsika a un nouvel ami (André Braugher, toujours impeccable), Mariska a un amoureux (Harry Connick Jr, toujours… euh… eh bien : toujours Harry Connick Jr), Mariska a des doutes, Mariska a du mal avec son nouveau partenaire, Mariska a (encore) des problèmes avec son frère, Mariska n’a pas de vie privée mais nous l’inflige quasiment à longueur de scènes… etc. Si encore Hargitay était bonne comédienne, cela pourrait passer, mais soyons lucides, elle n’est jamais qu’une actrice correcte parvenue à se confondre presque totalement avec son personnage, comme beaucoup de ses confrères ayant incarné le même rôle durant un tiers (!) de leur existence. Il faut tout de même attendre le quatorzième épisode pour que le personnage de Giddish, Amanda Rollins, soit un peu mis en lumière, elle qui comble de la punition se retrouve à faire équipe avec Ice-T – autant dire que dès le premier épisode elle n’avait aucune chance.

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Il n’y a heureusement pas que cela, dans cette treizième saison, pour tenir le spectateur en haleine. Après quelques épisodes d’échauffement qui ne rassurent pas vraiment tant ils donnent l’impression d’une série en pilotage automatique 2, l’ensemble décolle enfin et rivalise en de nombreux instants avec le glorieux passé de la série, renouant avec ce qui faisait souvent défaut aux dernières de saisons de « l’époque Meloni » : ces intrigues sombres, tortueuses et imprévisibles qui ont fait la réputation de SVU ; tous ces scenarii partant d’une affaire banale pour progressivement basculer dans l’absurde, l’horreur ou le franchement dérangeant, dans lesquelles les personnages d’enquêteurs ne sont que des accessoires aux services d’histoires fortes, profondes, aux rebondissements aussi surprenants que parfaitement millimétrés. On ne vous refera pas un laïus sur les qualités d’écriture de la série, d’autant qu’il est probablement un peu tard pour convertir les réfractaires à un show non seulement ancien, mais multi-rediffusé par TF1 3 : depuis treize ans maintenant, on sait qu’une Unité spéciale en forme vaut mieux qu’à peu près n’importe quel procedural drama, et sur l’exercice 2011-12, elle a été indubitablement en (grande) forme. Le seul reproche qu’on ne pourra s’empêcher de formuler sera en creux :  la saison 14, qui a débuté en septembre aux USA, ne tient (pour l’heure) pas vraiment les promesses de ce faux nouveau départ, qu’on aura dès lors du mal à présenter comme une seconde jeunesse. Mais ce n’est jamais qu’un détail tant peu de séries peuvent se vanter d’une telle constance dans la qualité après plus de cinq ou six saisons. Savourons, d’autant que compte tenu de l’évolution du paysage télévisuel américain depuis quelques années, il est très probable que cette génération de séries n’ait jamais de succession et que, SVU annulée, on ne retrouve pas de sitôt un programme capable de scotcher, happer et surprendre autant de gens chaque semaine durant plus d’une décennie.

New York Unité Spéciale (saison 13), créée par Dick Wolf
Disponible depuis décembre dernier chez Universal Pictures
Avec Mariska Hargitay, Danny Pino, Richard Belzer, Kelli Giddish…
Titre, chaîne, diffusion d’origine : Law & Order : SVU, NBC, 09-05/2012
Caractéristiques techniques : États-Unis ; 23 x 45 minutes (6 DVDs) ; format 1.78:1
Crédit photographique : Universal Pictures France

1. On l’a oublié depuis belle lurette, mais ce fut d’ailleurs l’un des principaux reproches adressés à Dick Wolf par ses fans à l’époque où il commença à produire des spin-off de sa série-phare.
2. Dont le fameux épisode inspiré de l’affaire DSK, très attendu chez nous… et qui s’avère effroyablement mauvais et caricatural…
3. Certes à des heures indues et parfois dans le désordre.

décembre 8, 2012

Toulouse Game Show, retour sur un week-end de folie !

Filed under: Surlignage — Étiquettes : , , , , , — Otaku Sama @ 9:00

La sixième édition du Toulouse Game Show s‘est déroulée le 1er et le 2 décembre dernier dans la ville rose. Fort de son succès grandissant, ce bel évènement dédié aux jeux-vidéo, à la culture asiatique et la science fiction s’est installé au Parc des Expositions. Le TGS, librement inspiré du Tokyo Game Show, a pour vocation de rassembler professionnels, associations et particuliers. Cette année, le Toulouse Game Show a probablement dépassé les 31000 visiteurs (record 2011). Ces derniers ont pu découvrir les nouveautés bandes dessinées – mangas sur les stands  trop peu nombreux des éditeurs comme Ankama ou Taifu Comics, sans oublier les sorties jeux vidéo comme la nouvelle Wii U.

Cosplayeurs, Captain America

Il fallait être courageux et passionné pour accéder au lieu. Les files d’attentes vertigineuses,  la marrée humaine envahissant les halls du Parc des expositions, témoignaient de l’engouement du grand public pour la culture japonaise.

Les invités de prestige étaient nombreux. Durant l’inauguration du festival, un blind test 1 a été organisé pour que public devine les stars qui allaient se présenter. Acclamés par les fans, Kristin Bauer van Straten (actrice dans la série HBO, True Blood) a précédé Christopher Judge (Teal’C dans la série télé Stargate SG-1) qui nous a séduits avec son humour et sa spontanéité. Coté jeux-vidéo, Suda 51 (président du studio Grasshiopper Manufacture), l’animateur Marcus et les avengers du jeu vidéo ont déclenchés les cris du public tout comme les acteurs des webséries Noob et Flanders Compagnie. Enfin, Yoshitaka Amana – créateur de Final Fantasy et du studio Deva Loka – était venu spécialement du Japon pour présenter son travail.

Christopher Judge alias Teal'C

Côté dédicaces, tous les invités se sont prêtés au jeu.  Les fans de Nicky Larson et Dragon Ball ont pu rencontrer les acteurs de doublage. Et pour les plus nostalgiques, Corbier, Eric et Framboisier des Musclés ont ravivé nos souvenirs d’enfance !

Acteurs de doublage

Du côté des boutiques, il fallait avoir le porte-monnaie bien rempli compte tenu du prix assez exorbitant de certaines pièces. Pour se restaurer, il fallait être armé de patience : sandwichs et spécialités japonaises ont battu tous les records ; autant vous dire qu’après quarante minutes d’attente : j’ai longuement dégusté mon onigiri 2 et mes raviolis !

Saluons enfin les cosplayeurs qui se sont surpassés, bravant le froid et le vent du sud avec des tenues très légères pour la plupart. Certains d’entre eux ont pu rendre hommage à leur héros favori en présentant individuellement leur costume et leur prestation au concours de Cosplay, première qualification française 2013 à l’Eurocosplay.

Sally, l'étrange noël de Mr Jack

Vous l’aurez compris, même si le Toulouse Game Show est loin de surpasser Japan Expo (de sept ans son aîné) : il n’en est pas moins un rendez-vous incontournable du sud de la France. Vivement le printemps puisque la saison des cerisiers en fleurs sera rythmée par un autre événement : le TGS Ohanami édition 2013 qui se tiendra les 13 et 14 Avril à Toulouse.

Crédit photographique : Otaku Sama, TGS évènement (bannière)

1. Quizz musical
2. Boule de riz entourée d’algue japonaise

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